Gribouille

samedi 6 septembre 2008

Who the fuck is Lyon in rock?

Lyon in rock, c’est d’abord l’histoire d’une rencontre : celle de Fred (manager du Citron) et François (chanteur du groupe deja vu) au printemps 2005, autour d’une envie commune : essayer de faire bouger la nouvelle scène rock Lyonnaise, sans moyens, sans subventions, au-delà de l’immobilisme et de la condescendance des institutionnels d’alors.

Après l’organisation d’un 1er festival LYON IN ROCK en février 2006 au Citron puis de St GEORGES IN ROCK pendant trois jours en plein air à l’occasion de la fête de la musique, l’association se forme et prends en main la programmation du suintant caveau de la rue St Georges. De Septembre 2006 à mai 2008, ce sont des centaines de groupes locaux mais aussi nationaux et internationaux qui vont faire les belles heures du Citron dans un esprit rock’n’roll jamais démenti, malgré les difficultés du quotidien.

En septembre 2006, l’association organise le festival L’ECOLE EST FINIE! en collaboration avec Pulp Kollectif et investi le Marché Gare. Même si l’évènement est une relative réussite (environ 500 entrées), l’accueil pour le moins tiède du lieu refroidit clairement l’association quant à l’organisation d’évènements hors les murs. C’est donc bien au Citron qu’a lieu la deuxième édition du festival LYON IN ROCK en février 2007. Un festival qui crée l’évènement avec la présence de groupes montant comme Nelson, Neimo ou encore Asyl (pour les nationaux) et quelques formations locales dont on commence – enfin – a parler un peu plus (The Green Olive, Fireball, Deja vu, Selar…). Rock & Folk s’en mêle. Les salles institutionnelles de la région se réveillent alors un peu avec le vent qui tourne et se mettent à programmer quelques groupes rock lyonnais. De nombreux petits lieux de concert semblent également fleurir un peu partout dans la ville. Un début de changement qui ne peut pas être porté au seul crédit de Lyon in rock (d’autres organismes se battent aussi pour fertiliser le terreaux local) mais dont l’asso a été clairement un des fer de lance (la réputation grandissante du Citron n’y étant pas non plus étranger). Pour enfoncer le clou, le festival LEMON OF SOUND est organisé en collaboration avec le disquaire indépendant Planet of sound en mai 2007.

A l’automne 2007 et au début de l’année 2008, les difficultés du Citron – et donc de Lyon in rock – grandissent et l’association tente tant bien que mal d’avertir les institutions et le public quant aux difficultés des petits lieux culturels de proximité (absence totale de moyens, problèmes de voisinage malgré de multiples précautions, conséquences de l’interdiction de fumer…), en vain. La programmation électrique du Citron doit stopper en mars 2008 suite à d’ingérables problèmes de nuisances sonores (entre autres). Malgré les promesses de l’équipe culturelle de la ville de Lyon formulées pendant la campagne municipale de 2008, aucune des solutions que nous avons proposées n’a été mise en œuvre à ce jour et les petits lieux de concert du centre ville sont désormais presque tous à l’agonie.

Dans ce contexte difficile, la troisième édition du festival LYON IN ROCK est néanmoins organisée. L’association réussie à convaincre la ville de Lyon de lui faire bénéficier d’un programme d’aide aux structures locales permettant d'accéder à une salle municipale dans des conditions avantageuses. C’est ainsi que l’évènement a lieu en avril 2008 dans une salle mythique, le Transbordeur, malgré un budget de base de 0€. Beaucoup de groupes, séduis par le projet et solidaires historiquement vis-à-vis de Lyon in rock, répondent présent (Fake Oditty, A*song, deja vu, Laisy daisy, Deja vu, Music is not fun…) autour de deux têtes d’affiches (le principe habituel!) : Les Shades et les mythiques anglais de The Electric Soft parade. L’asso, privée de sa base Citronnienne habituelle ne peut investir (pas de flyers, pas d’affiches…) et doit tout miser sur le buzz internet et sur la presse. Les investissements sont couverts par des particuliers qui doivent y aller de leur poche pour soutenir l’action et permettre la réalisation de l’évènement! Malgré toutes ces péripéties, le public est au rendez-vous et l’équilibre financier à peu près atteint grâce à une équipe de bénévoles motivés et au prix de bien des sueurs froides. Une compilation auto-financée par les groupes est éditée à 1000 exemplaires. Aujourd’hui, si de plus en plus de groupes lyonnais jouent dans les salles subventionnées (ce n’est encore pas assez !), on ne peut s’empêcher de regretter le déclin progressif des petits lieux de concerts indépendants, indispensable à l’essor des talents et à la vie culturelle locale. Malgré les actions louables, importantes et totalement indépendantes du collectif des musiciens lyonnais (crée au printemps 2008), le dossier « petits lieux » semble faire du sur-place malgré les prétentions de la notre ville (candidate au titre de capitale culturelle européenne pour 2013).

LYON IN ROCK continue son action en toute liberté et continuera à faire parler de lui à l’avenir, fidèle à son esprit d’origine et en toute indépendance.

Lyon in Rock

The Ballad Of Love And Hate by The Avett Brothers














Love writes a letter and sends it to hate.
My vacations ending. I'm coming home late.
The weather was fine and the ocean was great
and I can't wait to see you again.

Hate reads the letter and throws it away.
"No one here cares if you go or you stay.
I barely even noticed that you were away.
I'll see you or I won't, whatever."

Love sings a song as she sails through the sky.
The water looks bluer through her pretty eyes.
And everyone knows it whenever she flies,
and also when she comes down.

Hate keeps his head up and walks through the street.
Every stranger and drifter he greets.
And shakes hands with every loner he meets
with a serious look on his face.

Love arrives safely with suitcase in tow.
Carrying with her the good things we know.
A reason to live and a reason to grow.
To trust. To hope. To care.

Hate sits alone on the hood of his car.
Without much regard to the moon or the stars.
Lazily killing the last of a jar
of the strongest stuff you can drink.

Love takes a taxi, a young man drives.
As soon as he sees her, hope fills his eyes.
But tears follow after, at the end of the ride,
cause he might never see her again.

Hate gets home lucky to still be alive.
He screams o'er the sidewalk and into the drive.
The clock in the kitchen says 2:55,
And the clock in the kitchen is slow.

Love has been waiting, patient and kind.
Just wanting a phone call or some kind of sign,
That the one that she cares for, who's out of his mind,
Will make it back safe to her arms.

Hate stumbles forward and leans in the door.
Weary head hung, eyes to the floor.
He says "Love, I'm sorry", and she says, "What for?
I'm your and that's it, Whatever.
I should not have been gone for so long.
I'm your's and that's it, forever."

You're mine and that's it, forever.


mardi 2 septembre 2008

Will you return / Die, Die, Die, By The Avett Brothers














I open my door and here’s what occurs.
A pretty little gal with pretty little curls.
Leans to the side, leans on my mind.

I don’t want to live, but I sure don’t want to die.
I’m stuttering again and tellin' her goodbye.
Oh m-m-my, Goodb-b-bye

Will you come again? It’s hard to say.
I surely hope so.
Will you come again? It’s hard to say.
I surely hope so.

She walks up to me with something more to say.
Then hello and goodbye I hope that you’re okay.
Well I’m doing fine… I’m doing fine.

Will you come again? It’s hard to say.
I surely hope so.
Will you come again? It’s hard to say.
I surely hope so.

I wish you’d see yourself as beautiful as I see you
Why can’t you see yourself as beautiful as I see you?

I open my door and this is what I see.
The hope inside a girl just looking back at me.
Ohh my… Goodbye…

Will you come again? It’s hard to say.
I surely hope so.
And will you come again? It’s hard to say.
I surely hope so.



She’s fighting with the sky
She thinks she can
Livin’ within a lie
She thinks she can
But nobody knows what lies behind
The days before the day we die
Die, die, die, die, die, die, die
Die, die, die, die, die, die, die
Die, die, die

She puts her hands against
The life she had
Living with ignorance
Blissful and sad
But nobody knows what lies behind
The days before the day we die
Die, die, die, die, die, die, die
Die, die, die, die, die, die, die
Die, die, die

You can try to swim the sea
But say goodbye to you and me
You can try to swim the sea
You can try to hold the breeze
You can try to hide the sun
But say goodbye to everyone
Die, die, die, die, die, die, die
Die, die, die, die, die, die, die
Die, die, die

samedi 23 août 2008

The Dark Knight : why so serious ?!!

Vu Dark Knight, et comme souvent le délire critique est selon moi exagéré. Quelles longueurs (pourquoi tous les films font 2h30 aujourd'hui ?) , quel ennui par moment... alors oui le Joker Punk à la Orange mécanique n'est pas mal mais l'on peut se demander si la tragique fin de l'acteur n'est pas pour qq chose dans les louanges morbides sans parler du plan média assez abjecte et si un autre avec un tel rôle n'aurait pas fait la même chose... Bale est d'une fadeur extrême (je le préfère gamin dans Empire of the sun ou dans Equilibrium ou en Patrick Bateman, voilà un vrai héros super ;-) et éloigné que d'une lettre de la chauve souris !!) et j'avoue être fatigué par la philosophie de supermarché qui est de rigueur dorénavant dans tous les films de super héros. On en fait des tonnes sur la noirceur, sur le trauma post 11 septembre que l'on voit maintenant partout, bref je suis dubitatif. Alors bien sûr ce n'est pas mauvais, on passe un moment, mais même Nolan que j'aime pour Memento, son remake d'Insomnia ou le Prestige ne m'a pas convaincu. Soit c'est statique pour montrer les certitudes, soit il tourne de façon circulaire autour de ses personnages pour montrer leurs affres intérieures. Les scènes de combat sont parfois brouillonnes, certaines durent une éternité et s'arrêtent nettes, d'autres sont des hommages très appuyés à d'autres réalisateurs comme la scène d'ouverture largement inspirée de Heat. Mention spéciale peut être à l'explosion de l'hôpital...

Le hasard a fait que j'ai vu aussi Hancock qui m'a plutôt agréablement surpris car j'y allais à reculons comme pour tous les films de Smith. C'est aussi du grand spectacle comme Batman, cela ne se veut pas donneur de leçons et prise de tête morale sur les travers de nos sociétés, il a quelques touches d'humour et au final traite exactement du même thème que Batman, celui du héros fatigué de rendre des comptes et qui aimerait raccrocher...

En tout cas les temps changent, je me souviens de la sortie du premier Batman en 89 et de l'attaque en règle de toute la presse contre la première énorme promo d'un film US en France, aujourd'hui on en fait des films d'auteurs...

Un article intéressant sur le site de Télérama --> ICI

mardi 19 août 2008

Rock Stories

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lundi 18 août 2008

All I want to do by Jude

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dimanche 27 juillet 2008

Souvenirs...

Richard Gotainer inventait la Tektonik en 1981 pour le BO du film de Claude Berri, le Maitre d'école avec le regretté Coluche... En prime, une dédicace à P.Val.. et je ne résiste pas à mettre les autres vidéos du King Richard !

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Trop de bruit !

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We own the night

Du mercredi 13 août au mardi 23 septembre 2008, à l'occasion de la sortie de The Dark Knight, Le Chevalier Noir, 25 artistes se réapproprient la figure mythique de Batman. C'est Au cinéma Comoedia, avenue Berthelot à Lyon.

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samedi 26 juillet 2008

Born on the third of july

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Et pourtant il ne boit pas...

Quel drame... au moins on sait qu'il ne s'est pas fait la princesse de Clèves, mais une duchesse Bruni Tedeschi...

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lundi 21 juillet 2008

Youth & Young

Sans doute l'un des groupes que je regrette le plus de ne jamais avoir vu sur scène... Oh ouahouah waowwaow WAOW ;-)

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Au Val maqué !

Il était un petit canard qui avait bien bien rigolé au milieu d'une presse terne et frileuse. Inventif, irrévérencieux, iconoclaste, le journal bête et méchant regorgeait de talent. Fondé en 1960 par le professeur Choron et François Cavanna, on pouvait y lire avec délectation de bien belle signatures tes que Topor, Reiser, Delfeil de Ton, Cabu, Gébé ou encore Wolinski. Des couvertures aussi impertinentes qu'hilarantes bravaient la censure avec brio. Sous de Gaulle, des interdictions de parution frappaient régulièrement le mensuel mais à chaque fois, le baveux bavard renaissait de ses cendres encore tièdes et continuait son œuvre salvatrice. Il s'appelait Harakiri.

Suite à la mort du grand Charles, une manchette jugée déplacée engendrait une nouvelle interdiction et obligeait le désormais hebdomadaire à changer de nom pour continuer à exister. Ainsi naissait Charlie Hebdo. Il allait nous faire rire jusqu'en 81. Suite à des problèmes financiers et à son refus de bénéficier de revenus publicitaires, le journal s'arrêtait. En 92, Pas mal d'anciennes signatures historiques plus un certain Philippe Val reprenaient le journal. En 2004, après le décès de Gébé, Val, déjà rédacteur en chef, devenait en outre directeur de la publication. Doté des pleins pouvoirs, il allait sensiblement transformé Charlie Hebdo. L'attitude autoritaire et les prises de position de l'ancien gauchiste devenu réactionnaire provoquaient démissions et licenciements au sein de la rédaction. Friand de plateaux télé et de stations de radios, il inondait désormais nos ondes de sa pensée un brin néo-libérale et un tantinet islamophobe.

Le vieux Siné, anar patenté et anticlérical notoire, faisait figure de dinosaure au sein de la nouvelle équipe. De nombreux conflits l'opposaient déjà à l'ambitieux Philou. Sa dernière saillie allait provoquer sa perte. Le 2 juillet, il écrivait : “Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! ” On peut trouver ça déplacé, pas drôle, acide… Mais est-ce qu'au sein d'un journal satirique, la rédaction d'un tel paragraphe doit aboutir au licenciement de son auteur pour antisémitisme ?

Le mois dernier, le même Siné avait lancé dans la même tribune: ” j’avoue que, de plus en plus, les musulmans m’insupportent et que, plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier, plus j’ai envie de leur botter violemment le cul ! J’ai toujours détesté les grenouilles de bénitier catholiques vêtues de noir, je ne vois donc pas pourquoi je supporterai mieux ces patates à la silhouette affligeante et véritables épouvantails contre la séduction !” On peut trouver ça déplacé, pas drôle, acide… Mais personne à l'époque, surtout pas Val n'avait trouvé à redire. Pourtant, dans le même esprit, les propos du dessinateur auraient pu être aisément qualifiés d'anti-islamiques. Y'avait-t-il deux poids deux mesures chez Val ? Qu'était donc devenu l'apôtre de la liberté d'expression de l'affaire des caricatures de Mahomet ? Les religions n'étaient-elles pas toutes traitées à la même enseigne sous le crâne dégarni du fossoyeur de Charlie ? Etait-ce la crainte du procès envisagé par la famille de Jean Sarkozy qui avait provoqué cette décision ubuesque ? En mémoire du formidable brûlot qu'avait été ce fleuron de la presse libertaire, on avait juste envie de dire : Val, de grâce, quittez vite ce journal, vous lui ôtez son âme…

http://ruminances.unblog.fr/

L'humoriste Guy Bedos, qui soutient de longue date le journaliste Denis Robert dans la bataille de prétoires l'opposant à Clearstream, a fait parvenir à Rue89 cette lettre ouverte à Philippe Val, directeur de Charlie Hebdo, dans laquelle il réagit au renvoi du dessinateur Siné.

"Philippe Val,

Tu es à Charlie Hebdo ce que Sarkozy est à la France.

A la différence près que lui a été élu; toi, dans des conditions qui m’échappent et dont je me tape, tu as fait un coup d’Etat. Me revient une phrase que j’avais écrite à propos de certains politiques, de droite ou de gauche, et qui, au regard de ton attitude, te concerne aujourd’hui: "Ce n’est pas en crachant dans les miroirs qu’on guérit de l’eczéma. Ça les démange et ils se grattent sur la peau des autres."

Après t’être acharné -c’était une urgence!- sur Denis Robert, dont manifestement tu ne connais ni les livres ni les films, voilà que tu t’en prends à Bob Siné, que, brutalement, tu vires pour antisémitisme. Il y a longtemps que les lecteurs attentifs de "Charlie" savent ce qui vous oppose à propos du conflit israélo-palestinien. Prétexte, donc.

Antisémite, Siné? As-tu lu David Grossman et Amos Oz, écrivains israéliens qui, sans relâche, luttent, en Israël, contre l’actuel pouvoir israélien? Antisémites eux aussi?

Moi, qui ai dit sur la scène de l’Olympia "je ne confondrai jamais Ariel Sharon et Bibi Netanyahu avec Anne Franck et Primo Levi", suis-je pour autant un néonazi qui s’ignore?

Je pourrais te mépriser, je te plains."

lundi 7 juillet 2008

Décolletage musical à Cluses

Petit retour sur Musiques en Stock à Cluses, Haute savoie.

Un site unique, la place du village avec vue sur la montagne ensoleillée, une totale liberté puisque peu ou pas de sécurité ou de policiers à chiens renifleurs, un public bigarré et bon enfant de tous âges et un plateau de qualité avec les Coming Soon, Brisa Roché, les Blood Red Shoes et les Dandy Warhols.

Les Coming Soon ont donc débuté la soirée pour leur deuxième grande scène après le Furia Sound Festival et avant le Paléo Festival et surtout les Nuits de Fourvière avec Moriarty et Cocorosie. Le set s'est ouvert par une reprise rageuse de Black Betty, trop souvent attribuée à Ram Jam alors que c'est un des tubes de Leadbelly le King de la guitare à 12 cordes, il s'est poursuivi dans le désordre par les désormais classiques Broken Heart, Jack Nicholson Style, Time Bomb, Wolves in the city, Big Boy, Music for the Ceiling, Home from the Blues, Private Tortures, Fishes ou I'm not from here et par un hommage au grand Léo(nard) Cohen en prélude à sa venue mercredi soir au théâtre antique de Fourvière avec ce séduisant et très sexy, Mémories.

Les Coming Soon viennent d'ailleurs d'enregistrer une version acoustique de cette chanson ultra pop et sucrée avec des chœurs Spectoreins au milieu des antiques pierres du théâtre antique de Fourvière, en prévision de leur concert du 30 juillet :





Brisa Roché il faut le dire me les a un peu brisée menu, gros son de ses musiciens, mode de la voix sixties à la Duffy-The Do-Amy Winhouse et consort et grosse déception de sa tenue de scène plus proche de Nana Mouscouri que de la pin up de la pochette de l'album... Ce fut le temps donc d'écluser à Cluses quelques bières, et surtout de permettre à M. de compléter ses notes pour son prochain Best Seller au titre provisoire, Aux chiottes, les Festivals ;-)

Changement d'ambiance avec le rock péchu des Blood Red Shoes, ils ne sont que deux mais font un raffut énorme, un rock ultra puissant qui parfois devient technoide du fait du beat de la batterie, beaucoup de simplicité et de sincérité en tout cas, et puis une fille à la guitare c'est toujours un énorme plus ;-)

Enfin les Dandy Warhols investissent la scène, carrés, puissants, alternant leurs tubes comme Bohemian Like You ou We Used To Be Friends ou Get off avec des morceaux à la limite de l'expérimentation, ils livrent un set solide qui donne envie de revoir Dig ! Seule date en France pour les Dandy et c'est à Cluses !!, ville jumelée nous dit Courtney avec un petit bled près de Portland en Oregon, Beaverton, la ville des castors d'où il est originaire...


Memories by Leonard Cohen (Death of a Ladies' Man - 1977)

Frankie Lane, he was singing Jezebel
I pinned an Iron Cross to my lapel
I walked up to the tallest and the blondest girl
I said, Look, you don't know me now but very soon you will
So won't you let me see
I said "won't you let me see"
I said "won't you let me see
Your naked body?"

Just dance me to the dark side of the gym
Chances are I'll let you do most anything
I know you're hungry, I can hear it in your voice
And there are many parts of me to touch, you have your choice
Ah but no you cannot see
She said "no you cannot see"
She said "no you cannot see
My naked body"

So We're dancing close, the band is playing Stardust
Balloons and paper streamers floating down on us
She says, You've got a minute left to fall in love
In solemn moments such as this I have put my trust
And all my faith to see
I said all my faith to see
I said all my faith to see
Her naked body

Traduction

Souvenirs

Frankie Laine chantait "Jezebel"
J'ai épinglé une Croix de Fer à mon revers
je suis allé vers la fille
la plus grande, la plus blonde
J'ai dit "Ecoute, tu ne me connais pas encore
mais ça ne saurait tarder
alors veux-tu que je te voie
veux-tu que je te voie
veux-tu que je te voie toute nue ?

Elle a dit "Danse avec moi
vers le coin sombre du lycée
Il se peut
que je te laisse faire presque tout
Je sais que tu as faim
j'entends ça dans ta voix
et l'on peut me toucher à beaucoup d'endroits
à toi de choisir.
Mais tu ne peux pas me voir
non, tu ne peux pas me voir
non, tu ne peux pas me voir toute nue.

Nous dansons serrés
l'orchestre joue "Stardust"
Des ballons et des serpentins
tombent sur nous
Elle dit "Il te reste une minute
pour tomber amoureux.
Dans des instants aussi solennels
J'ai mis ma confiance
et ma foi pour la voir,
ma foi pour la voir
ma foi pour la voir toute nue.